Dosage des ARV
pédiatriques
Nouvelles recommandations, nouvelles tables !

Grandir Info est une publication de
Sidaction et Initiative Développement.
Ont participé à ce numéro :
Dr Laurent Hiffler :
l.hiffler@id-ong.org
Julien Potet :
j.potet@sidaction.org
Jérôme Place :
j.place@id-ong.org
Le Comité technique Grandir
voir
la liste des
membres
Retrouvez les actions d'Initiative Développement
sur le site
: www.id-ong.org
Retrouvez le projet GRANDIR
sur le site de Sidaction : www.sidaction.org/pro/
international/grandir
Pour vous abonner, vous désabonner ou pour toute
information, contactez nous à grandir@sidaction.org
Ce 10ème numéro est l’occasion de célébrer le 1er anniversaire de Grandir Info ! Vous êtes plus de 1000 abonnés et toute l’équipe Grandsir tient sincèrement à vous remercier pour vos contributions.
Nous vous proposons un sondage qui nous permettra de mieux vous connaître et de mieux cibler les thèmes développés dans Grandir Info. Ces informations nous seront très utiles et nous vous invitons vivement à y répondre ; cela ne vous prendra que quelques minutes ! Les 5 premières personnes qui nous répondront recevront un ouvrage sur le VIH pédiatrique. Merci d'avance !
Envoyez nous vos réponses
à grandir@sidaction.org
Un formulaire Word, à remplir et à nous
renvoyer est
à votre disposition
à l’adresse suivante :
www.sidaction.org/pro/
international/grandir/
sondage2006/
Ce mois-ci, Grandir
Info vous présente Chigata,
une
association
ivoirienne créée en 2001 par des parents
d’enfants séropositifs.
Chigata propose des services d’aide sociale aux enfants
infectés par le
VIH et à leurs familles, en partenariat avec les principaux
centres de
traitement pédiatrique d’Abidjan comme par exemple
le Cepref-enfant et
le CHU Yopougon.
L’association a d’abord réuni des
groupes
de paroles et d’informations où les parents
sont
amenés à identifier
les étapes clé de la prise en charge de
l’enfant. Par exemple, l’accent
va être mis sur l’observance
thérapeutique, notamment quand l’enfant,
se portant mieux, manifeste un refus de prendre ses
médicaments. Des
conseils sont alors donnés aux parents pour expliquer
à l’enfant, en
des termes simples, imagés et réconfortants,
l’importance du traitement
pour restaurer ses défenses immunitaires et se
protéger contre les
infections opportunistes. Les enfants les plus
âgés et informés de leur
statut sérologique peuvent rejoindre s’ils le
souhaitent un groupe de
paroles d’adolescents séropositifs afin
d’échanger, sous la supervision
d’un psychologue, sur leur vie quotidienne avec le VIH. Ce
forum permet
également d’aborder avec eux les questions de
santé sexuelle. Les plus
jeunes peuvent participer à des
activités
récréatives et éducatives au
sein du groupe des orphelins et enfants vulnérables,
qui
rassemble,
sans distinction, enfants infectés et enfants
affectés par le VIH.
Les
activités d’assistance sociale et
d’éducation sont étroitement
liées :
par exemple, des kits alimentaires sont proposés aux
familles dans le besoin
à la suite de démonstrations
nutritionnelles,
où des conseillères,
formées par une nutritionniste, cuisinent un repas complet,
présentent
les recettes et expliquent les bénéfices
nutritionnels pour l’enfant.
Chigata
a ouvert en 2004 une maison d’accueil temporaire.
D’une capacité de 10
lits, elle s’adresse aux orphelins séropositifs.
Il s’agit le plus
souvent d’enfants issus de familles résidant en
dehors de la capitale
ou d’enfants en situation de rejet dans leur famille
d’accueil. Hébergés et pris en charge
par des assistantes
maternelles pendant une période de 6 mois maximum, les
enfants
bénéficient d’un appui nutritionnel
adapté et d’un encadrement
quotidien. Les familles d’accueil sont invitées
tous les mois au centre
afin de maintenir le contact avec leurs enfants. Les discussions
avec
les parents, lors de ces rencontres, permettent
d’écouter les
témoignages des parents et de préparer au mieux
la réintégration de
l’enfant au sein de la cellule familiale. Si la maison
d’accueil de
Chigata ne peut pas être considérée
comme un orphelinat puisque
l’hébergement n’y est que transitoire,
elle permet d’offrir à l’enfant
un havre de paix essentiel à la bonne conduite du traitement
médical.
Car dans de nombreuses familles déjà
déchirées par le VIH/sida, le
rejet des enfants eux-mêmes infectés est encore
trop fréquent.
Pour en savoir plus
Le site Internet de Chigata
www.chigata.org
Pour contacter Chigata
(Rose Dossou ou
Agnès Dakin)
E-mail : chigataorg@yahoo.fr
Tél : +225 23 46 11 16
Initiative Développement (ID) et Sidaction, les deux ONGs françaises à l’initiative du programme Grandir, apportent depuis plusieurs années un appui financier et technique à des associations africaines de lutte contre le sida proposant aux personnes séropositives et à leurs familles une prise en charge globale (médicale et psychosociale) au sein de centres communautaires. En septembre dernier, Grandir a lancé auprès de ces associations partenaires un appel à projets restreint pour renforcer leurs actions de PTME et de prise en charge des enfants vivant avec le VIH. Les centres de référence pour le traitement pédiatrique doivent bien entendu être renforcés, mais notre objectif, à travers cet appel à projets, est avant tout d’appuyer les unités de prise en charge de la mère et de l’enfant au sein de centres associatifs de prise en charge globale.
21 associations, les plus investies dans ce domaine, ont été présélectionnées parmi le réseau des partenaires de Sidaction et d’ID. 17 projets nous sont parvenus et ont été analysés par un comité technique, composé d’experts africains et français. 8 associations ont été retenues pour un financement d’un an de 25.000 € par projet en moyenne : REVS+ (Burkina Faso) – Racines (Bénin) – ARCAD-Sida (Mali) – Kenedougou Solidarité (Mali) – Centre SAS (Côte d’Ivoire) – Centre Djenandoum Naasson (Tchad) – EVT (Togo) – AMC (Togo).
Pour en savoir plus
Tous les financements accordés par Sidaction en
décembre 2006
www.sidaction.org/pro/
international/actualites/
actufinancements2006
Présentation des programmes de terrain soutenus par
l'appel à projets Grandir
www.sidaction.org/pro/
international/grandir/terrain/
Une reconduction de ces financements sera proposée fin 2007
Les nouvelles de recommandations de l’Organisation
Mondiale de la Santé (OMS) proposent désormais
une simplification des posologies des
antirétroviraux
pédiatriques en fonction d’une échelle
de poids standardisée. Pour prescrire de
l’AZT ou
de la nevirapine, plus besoin de calculer l’indice de surface
corporelle! Cet indice, qui dépend du poids et de
la taille
de l’enfant, est peu pratique et peut être une
source de confusion. La connaissance du poids de l’enfant
suffit maintenant pour prescrire la bonne dose pour chaque
médicament.
Le programme Grandir a synthétisé ces nouvelles
recommandations sous la forme de tableaux de dosages
disponibles en
format PDF. Une fois imprimés, de
préférence en couleur, ils vous accompagneront au
cours des consultations avec les enfants. Enfin, nous vous
déconseillons de
continuer à utiliser le calculateur de dosage CALCUL-ART-1,
que le programme Grandir avait développé
début 2006, car celui-ci n’est plus en
conformité avec ces nouvelles recommandations de
l’OMS.
Attention : même si ces nouvelles tables de dosages se basent
uniquement sur le poids, il demeure essentiel de mesurer
l’enfant à chaque visite médicale pour
surveiller sa croissance
staturo-pondérale.
Pour en savoir plus
Les posologies
recommandées par l’OMS, dans ses recommandations
2006, pour le TARV
chez l’enfant
Annex B – Pages 100-135
(1.57 Mo - en anglais)
www.who.int/entity/
hiv/pub/guidelines/
WHOpaediatric.pdf
Téléchargement
des nouveaux tableaux
de dosages pédiatriques
www.sidaction.org/pro/
international/grandir/outils
Dans le dernier numéro, Grandir
Info vous proposait de retrouver des
événements de la vie de deux enfants à
partir de leurs courbes staturo-pondérales. Les
réponses à l’exercice sont les
suivantes :
1. C
: Un épisode de pneumopathie
sévère entraîne une
perte de poids.
2. A : Des
difficultés d’observance peuvent retentir
sur le poids, voire le poids et la taille à plus long terme
si les difficultés
se prolongent.
3. B : Un
counseling et un accompagnement renforcés
permettent une meilleure observance et une amélioration de
la croissance de
l’enfant.
Les
courbes standards "percentiles" sur le site de
l’OMS
www.who.int/childgrowth/
standards/chart_catalogue/
en/index.html