ARV
pédiatriques :
vers des
dosages
plus adaptés
Des films
d’animation
sur le VIH/sida
Conférence
de Mexico :
focus sur
la pédiatrie
Etude de cas :
Astou, 7 mois
Grandir Info est une publication de Sidaction, Sol En Si et Initiative Développement.
Ont participé à ce numéro :
Julie Langlois : j.langlois@sidaction.org ;
Caroline Tran :
c.tran@id-ong.org ;
Dr David Masson :
docdmasson@yahoo.fr ;
Julien Potet : julien_potet@yahoo.fr;
Merci aux membres du comité technique Grandir pour leurs conseils et leurs relectures attentives
Rendre la prescription du traitement antirétroviral pédiatrique plus simple pour le médecin, plus pratique pour l’enfant et sa famille et plus rationnelle du point de vue de la santé publique : tels sont les objectifs du travail mené par l’OMS, depuis environ deux ans, pour définir les dosages idéaux pour les antirétroviraux pédiatriques qui seront mis sur le marché dans les années à venir. Ces dosages sont dits « idéaux » car ils permettent une prescription standardisée selon une nouvelle échelle de poids simplifiée
Certains de ces médicaments au dosage idéal sont déjà commercialisés : la Triomune Baby de Cipla (d4T 6mg / 3TC 30mg / NVP 50mg) est de plus en plus utilisée. Le nouveau Kaletra/Aluvia pédiatrique en comprimé thermostable (Lopinavir 100mg / Ritonavir 25mg) constitue une avancée majeure pour faciliter la prescription d’inhibiteurs de protéase pour les enfants. Enfin, le programme UNITAID travaille avec un laboratoire pour développer rapidement la combinaison suivante, conformément au dosage recommandé par l’OMS : AZT 60mg / 3TC 30mg / NVP 50mg.
Mais de nombreuses autres formulations idéales restent à développer : citons par exemple l’AZT 60mg, le 3TC 30mg, l’ABC 60mg, etc. Les industriels du médicament ont maintenant en main des données consensuelles d’experts pour en développer rapidement la production.
Ces formulations au dosage idéal présentent le principal avantage de pouvoir être prescrites, d’après les nouvelles recommandations présentées par l’OMS, selon une échelle de poids extrêmement simplifiée. L’OMS retient 7 catégories de poids : 3kg-4-kg / 4kg-6kg / 6kg-10kg / 10kg-14kg / 14kg-20kg / 20kg-25kg / 25kg-35kg.
A partir des recommandations de l’OMS, le programme GRANDIR a mis à jour ses propres tableaux de posologies des ARV pédiatriques :
Retrouvez
les nouvelles
posologies
recommandées
par l’OMS
pour le TARV
pédiatrique :
cliquez ici
Téléchargez les
tableaux
GRANDIR
révisés pour
la posologie
du TARV
pédiatrique :
cliquez ici
La WEB.foundation est une organisation néerlandaise qui développe des outils pour faciliter la communication sur le VIH/sida avec les jeunes. Parmi ces outils, L’histoire de Bobo a particulièrement retenu notre attention. Cette histoire, déclinée en deux petits films éducatifs de 8 minutes bien conçus (Be HIV free et Be aware, take care), permet d’expliquer de façon ludique et pédagogique comment le VIH agit dans l’organisme, comment s’en protéger… et vise également à faciliter l’observance au traitement antirétroviral.
Ces animations sont téléchargeables sur le site de la WEB.foundation pour la version anglaise et sont disponibles en CD pour la version française (sur demande à : info@lovecheck.org ).
La WEB.foundation propose aussi des jeux, Love.check et Family.matters, intéressants mais d’usage plus restreint (scénarii élaborés pour correspondre au contexte des pays : Afrique du Sud, Zambie, etc.).
La XVIIe Conférence internationale sur le VIH/sida, qui s’est tenue à Mexico en août dernier, a accordé une place importante aux enfants. Retour sur plusieurs points marquants.
Les enfants : « pas un sujet mineur » :
Décentralisation de la PTME :
La Fondation Elizabeth Glaser a présenté des programmes intéressants de décentralisation de la PTME.
TARV précoce :
L’OMS a rappelé ses dernières recommandations, suite à l’étude CHER (voir Grandir Info n° 17) :
En cas d’indisponibilité de l’IP (le seul inhibiteur de la protéase disponible depuis le retrait du Viracept étant le Kalétra sirop) : 2 INRT + 1 INNRT (NVP).
Annonce de sa maladie à l’enfant :
Cela reste une question délicate pour les familles comme pour les soignants : les enfants ne sont pas informés de leur statut sérologique ou tardivement, alors qu’ils peuvent avoir des doutes. Et ce non-dit peut notamment entraîner une mauvaise observance du traitement antirétroviral. D’où l’importance, pour les familles et les soignants, de favoriser l’annonce et de dialoguer avec les enfants avant, pendant et après l’annonce.
Aminata, qui a appris sa séropositivité il y a deux mois, vient consulter parce que sa fille Astou, âgée de 7 mois, mange mal depuis quelques semaines et souffre de diarrhée depuis huit jours. Astou est allaitée par du lait en poudre 2ème âge donné par une association. Elle pèse 5 200 g pour 64 cm. Elle pesait 5 600 g il y a un mois et 5 800 g il y a deux mois. L’examen clinique n’oriente vers aucune cause précise :
l’enfant est asthénique, urine peu, a 37°9 C de fièvre et l’abdomen est sensible mais souple. Astou ne prend pas de médicament, elle a bu des tisanes sans amélioration notable.
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de réponse à :
grandir@
sidaction.org