Counselling et appui
à l'observance
Une valise pédagogique pour enfants et parents
Une réponse à la question du mois dernier
Et un exercice sur des courbes de croissance

Grandir Info est une publication de
Sidaction et Initiative Développement.
Ont participé à ce numéro :
Dr Laurent Hiffler :
l.hiffler@id-ong.org
Julien Potet :
j.potet@sidaction.org
Jérôme Place :
j.place@id-ong.org
Retrouvez les actions d'Initiative Développement sur le site
: www.id-ong.org
Retrouvez le projet GRANDIR
sur le site de Sidaction : www.sidaction.org/pro/
international/grandir
Pour vous abonner, vous désabonner ou pour toute
information, contactez nous à grandir@sidaction.org
Pour en savoir plus
Le site Internet de Douleurs Sans Frontières
www.douleurs-sans-frontieres.org
Le site Internet de l’EFIC (en anglais uniquement)
www.efic.org
Un article d’Infos Traitements sur Douleurs et VIH
chez l’adulte (1998)
www.actions-traitements.org/
spip.php?article719
Le module 8 (« Pain ») du Paediatric
Palliative Care Manual for Home-based Carers (Africaid – AME)
– disponible après inscription sur le site du
NAM/Aidsmap (en anglais uniquement) www.aidsmap.com/en/
toolkit/download.asp?type=3
Le portail Pediadol sur les douleurs chez l’enfant
www.pediadol.org
Utilisée d’abord en Europe, dans le cadre du projet de recherche PENTA, la valise pédagogique est aujourd’hui mise à disposition de soignants, de parents et d’enfants dans de nombreux sites de traitements du VIH pédiatrique en Afrique francophone et anglophone. Elle permet aux équipes de prise en charge d’harmoniser leurs pratiques d’annonce du diagnostic, d’appui à l’adhésion au TARV et à la qualité de vie des enfants infectés par le VIH/sida. Cet outil de communication renforce le dialogue sur la maladie entre les enfants et leurs parents ou tuteurs. Il est également possible de commander auprès de l’association «enfance et sida» une formation complète pour l’utilisation de la valise pédagogique.
Pour en savoir plus
Le site Internet « Le CD4 contre attaque »
www.aidsandchildren.org
Remue-Méninges
En Afrique subsaharienne, selon les pays, 20 à 70 % des enfants sévèrement malnutris sont infectés par le VIH. La malnutrition concerne presque tous les enfants VIH+ à divers degrés et à différentes étapes de leur existence. Les facteurs favorisant cette malnutrition sont multiples et complexes. Le VIH lui-même est responsable de troubles du métabolisme des nutriments, d’une augmentation des besoins, mais aussi d’une anorexie. Les infections opportunistes peuvent aggraver une malnutrition : prises alimentaires rendues difficiles par une douleur ou une gêne (ex : candidose orale), besoins énergétiques augmentés (fièvre et efforts musculaires d’une détresse respiratoire), pertes importantes (diarrhées avec malabsorption). En raison de la pauvreté des familles vivant avec le VIH, l’apport alimentaire global est souvent bien insuffisant. Enfin, la période de sevrage du sein est à grand risque de malnutrition, d’autant plus qu’il est recommandé que la transition soit la plus rapide possible pour les mères séropositives. Les programmes de PTME devraient se focaliser sur cette période charnière.
Le marasme est la présentation la plus fréquente. Le monitoring de la courbe poids-taille, plus parlante que des chiffres isolés, est une aide précieuse au suivi de l’enfant avant et pendant le traitement ARV (évaluation clinique de la réponse au traitement). A tout âge, chez l’enfant dont l’infection à VIH est confirmée ou présumée, une malnutrition sévère est une indication de traitement ARV (cf recommandations OMS).
Si possible, on privilégiera dans un premier temps la prise en charge de la malnutrition avant de démarrer les ARV. Ensuite, le traitement ARV ne suffit pas à lui seul et il faut maintenir un appui nutritionnel continu. Des associations ou des organismes internationaux peuvent souvent aider dans ce sens (PAM ou CRS, par exemple).
Pour en savoir plus
Un rapport de l’OMS sur nutrition et VIH (mai 2005)
www.who.int/gb/ebwha/
pdf_files/EB116/B116_12fr.pdf
Les recommandations OMS 2006 pour le traitement ARV chez
l’enfant
(en anglais - 1.54 Mo)
www.who.int/hiv/pub/
guidelines/WHOpaediatric.pdf
Vivre au mieux avec le VIH/Sida : un manuel sur les soins et
le soutien nutritionnels à l’usage des personnes
vivant avec le VIH/SIDA
(FAO 2003)
www.fao.org/docrep/006/
y4168f/y4168f00.htm
La prise de position du PAM sur VIH et malnutrition
www.wfp.org/french/
?NodeID=42&k=150
Une étude ougandaise sur «malnutrition
sévère et VIH» (en anglais) - Bachou H
et al - Nutrition Journal 2006, 5:27 (16/10/2006)
www.nutritionj.com/
content/5/1/27
Le mois dernier, Grandir
Info vous demandait de conseiller à un couple
de parents séropositifs l’utilisation
d’une moustiquaire imprégnée pour leur
nouveau-né. Voici une réponse
possible.
Après avoir demandé aux parents où
dort le bébé (avec ou sans eux), je
leur
présenterais ainsi les bénéfices de
l’utilisation d’une moustiquaire
imprégnée : «Dans notre pays, il est
recommandé que tous les nourrissons soient
protégés par des moustiquaires
imprégnées contre les piqûres des
moustiques qui transmettent le paludisme. Le virus VIH auquel votre
enfant a été exposé le rend
potentiellement plus fragile et ces recommandations
sont encore plus
importantes dans son cas. Mieux vaut prévenir que
guérir, et avec les moustiquaires, il y a
très
peu de risques que votre enfant contracte le paludisme et doive
recourir
à des médicaments qui restent encore chers.
J’utilise moi-même une moustiquaire
imprégnée depuis plusieurs années et
je me sens en meilleure santé, je
n’ai pas eu de
fièvre liée au paludisme depuis. Parfois des gens
se
plaignent qu’il fait trop chaud sous les moustiquaires mais
je m’y suis habitué
rapidement. Enfin le produit
d’imprégnation n’est pas du tout
toxique, il n’y a rien à craindre.»
Après ces explications, je ferais une
démonstration de pose de la moustiquaire
dans la salle
d’observation du centre de santé.

Les courbes ci-dessus représentent la croissance (poids et taille) d’un garçon, Paul, et d’une jeune fille, Yasmine. Ces enfants ont été placés sous traitement ARV (l’initiation est représentée par la flèche) mais leur croissance a subi plusieurs variations (lettres A, B et C). Saurez-vous relier ces variations aux événements listés ci-dessous ?
Les
courbes standards "percentiles" sur le site de
l’OMS
www.who.int/childgrowth/
standards/chart_catalogue/
en/index.html
Envoyez nous vos réponses argumentées à grandir@sidaction.org
et gagnez un ouvrage de référence sur le
VIH-sida.